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Si dans l’Ancien Testament, et ce selon la pédagogie divine, existaient des interdits alimentaires, notamment l’interdiction de manger de la viande du porc, l’enseignement de Jésus, plénitude de la Révélation, a clairement montré que « le règne de Dieu n'est pas affaire de nourriture ou de boisson ; il est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint » (Rm 14, 17), « car tout ce que Dieu a créé est bon et aucun aliment n'est à proscrire, si on le prend avec action de grâces : la parole de Dieu et la prière le sanctifient » (1 Tm 4, 4-5).
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« Le règne de Dieu n'est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint » (Rm 14,17).
L’alcool dans l’ancien Testament
Dans l’Ancien Testament, l’interdiction de l’alcool concernait les prêtres lévites : « Yahvé parla à Aaron et dit : Quand vous venez à la Tente du Rendez-vous, toi et tes fils avec toi, ne buvez ni vin ni autre boisson fermentée ; alors vous ne mourrez pas. C'est pour tous vos descendants une loi perpétuelle. Qu'il en soit de même quand vous séparez le sacré et le profane, l'impur et le pur, et quand vous faites connaître aux Israélites n'importe lequel des décrets que Yahvé a édictés pour vous par l'intermédiaire de Moïse » (Lv 10, 8-11).
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Quelques généralités sur le jeûne catholique
« La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L’Écriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l’aumône (cf. Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5, 20) l’intercession des saints et la pratique de la charité "qui couvre une multitude de péchés" (1 P 4, 8) » (Catéchisme de l’Église Catholique, n°1434).
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Le mot carême vient du latin quadragesima qui signifie quarantaine ou quarantième. Ce mot se transforma dans le latin populaire en quaresima, puis apparût en 1190 dans la langue française avec le mot quaresme qui est devenu carême.
Dans le calendrier liturgique, le temps de carême est la période de 40 jours qui commence le mercredi des cendres et se termine avec la fête de Pâques ; les dimanches ne sont pas comptés car ils sont pour les chrétiens une solennité, la commémoration joyeuse de la Résurrection du Christ. Ces 40 jours rappellent entre autres :
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L’enseignement de Jésus a mis fin à une pratique qui avait court dans l’ancien testament, où l’on priait face à Jérusalem, plus précisément en direction du Temple.
Les traces bibliques de cette pratique
La coutume de prier en direction de Jérusalem est connue depuis au moins l’exil (587-538 avant Jésus Christ). Plusieurs textes bibliques en témoignent.
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L’enseignement de Jésus sur les pèlerinages
Le pèlerinage annuel à Jérusalem était une « loi perpétuelle » pour tout juif (cf. Dt 16, 16-7). Jésus s’est soumis aux pèlerinages qui lui servaient de cadre pour enseigner les foules. Compte tenu de la distance géographique et des rivalités politiques, les habitants de la province de la Samarie avaient érigé sur le Mont Garizim un temple concurrent du temple de Jérusalem qui était pour les Juifs, le centre du monde et symbolisait le siège de Dieu. A la faveur d’une rencontre avec Jésus, une samaritaine s’enquiert de l’attitude à avoir par rapport à cette situation.
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Pour comprendre l’absence d’ablutions dans la vie quotidienne des chrétiens, il est nécessaire de revoir comment a été vécue cette pratique, de Moïse à Jésus-Christ.
La prescription de Moïse
A peine sortie d’Égypte (1250 avant Jésus-Christ), le peuple d’Israël connaît des difficultés d’identité avec ses voisins. Les anciens d’Israël ont élaboré des principes de vie pour se guider et pour bénéficier de l’appui constant de Dieu. Moïse a donné ainsi à son peuple des « lois de pureté » (cf. Lv 11-16) : est pur ce qui peut rapprocher de Dieu, est impur ce qui rend inapte à son culte ou en est exclu.
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Jésus dit à ses disciples : « Quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment, pour faire leurs prières, à se camper dans les synagogues et les carrefours, afin qu'on les voie. En vérité je vous le dis, ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (Mt 6, 5-6).
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Contrairement aux apparences, le chrétien vivant sa foi prie plus de cinq fois par jour.
La prière chrétienne exige une certaine discrétion, et de ce fait, un chrétien peut apparaître aux yeux d’un observateur externe non avisé comme quelqu’un qui ne prie pas du tout. En effet, Jésus a enseigné ceci à ses disciples : « Quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment, pour faire leurs prières, à se camper dans les synagogues et les carrefours, afin qu'on les voie. En vérité je vous le dis, ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (Mt 6, 5-6).
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« L’Eucharistie [la messe] du dimanche fonde et sanctionne toute la pratique chrétienne. C’est pourquoi les fidèles sont obligés de participer à l’Eucharistie les jours de précepte, à moins d’en être excusés pour une raison sérieuse (par exemple la maladie, le soin des nourrissons). […] Ceux qui délibérément manquent à cette obligation commettent un péché grave. La participation à la célébration commune de l’Eucharistie dominicale est un témoignage d’appartenance et de fidélité au Christ et à son Église. Les fidèles attestent par là leur communion dans la foi et la charité. Ils témoignent ensemble de la sainteté de Dieu et de leur espérance du Salut. Ils se réconfortent mutuellement sous la guidance de l’Esprit Saint » (Catéchisme de l’Église Catholique, n° 2181-2182). Les fidèles sont également encouragés à participer à la messe en semaine.
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L’utilisation des langues dans l’histoire d’Israël et de l’Église
Dieu s’est librement choisi un peuple qu’il a préparé à recevoir son Fils. Le peuple d’Israël utilisait l’hébreu comme langue de tous les jours et pour le culte du Temple. Quelques siècles avant Jésus Christ, les grecs dominaient la région, et la langue grecque était de plus en plus connue. C’est ainsi qu’au milieu du IIIème siècle avant Jésus-Christ, des savants hébreux commencèrent la traduction de l’Ancien Testament (Bible hébraïque) en grec à l’attention des Juifs qui vivaient hors de Jérusalem (Alexandrie en Égypte, Corinthe et Éphèse dans la Turquie actuelle, etc.)
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NON.
On appelle communion les morceaux de pain de forme circulaire qui sont « consacrés » puis distribués à un certain moment de la messe. La communion est un grand mystère et on ne doit pas la recevoir si on n’y adhère pas à ce mystère.
Pour que la très sainte Eucharistie puisse être donnée aux adultes et aux enfants la première fois (première communion), il est requis qu'ils soient baptisés et aient une connaissance suffisante et qu'ils aient reçu une préparation soignée, de sorte qu'ils comprennent le mystère du Christ à la mesure de leur capacité, et puissent recevoir le Corps du Seigneur avec foi et dévotion (cf. canon 913).
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Ce qui rend l’homme et la femme impurs, c’est le péché. La femme peut aller à l’Église à tout moment, et jeûner également. Elle peut communier si elle n’a pas d’empêchement à recevoir la sainte communion. Les empêchements à la communion concernent aussi bien l’homme que la femme.
L’Église ne peut en aucun cas soumettre la femme à un interdit pour des causes qui ne dépendent pas d’elle, mais de la nature. Le Christ nous a affranchis de toutes ces lois de l’Ancien Testament qui n'étaient valables que pour un temps donné. Le chrétien est appelé à abandonner ces considérations, encore valables dans certaines religions, qui n’ont rien à voir avec le message libérateur de l’Évangile.
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La femme dans la société juive était marginalisée :
- Elle devait rester à la maison, ou porter le voile quand elle sortait, seulement le temps nécessaire, pour rester dans l’anonymat.
- Elle n’était jamais admise au tribunal comme témoin : son témoignage n’était pas digne de confiance. A titre d’exemple, les disciples eurent du mal à croire à la résurrection de Jésus parce que c’était des femmes, les premières, qui leur ont porté la nouvelle (cf. Lc 24, 22.24).
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« Et il advint ensuite que Jésus se rendit dans une ville appelée Naïn. Ses disciples et une foule nombreuse faisaient route avec lui. Quand il fut près de la porte de la ville, voilà qu'on portait en terre un mort, un fils unique dont la mère était veuve ; et il y avait avec elle une foule considérable de la ville. En la voyant, le Seigneur eut pitié d'elle et lui dit : "Ne pleure pas." Puis, s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent. Et il dit : "Jeune homme, je te le dis, lève-toi." Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler. Et il le remit à sa mère. Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu en disant : "Un grand prophète s'est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple." Et ce propos se répandit à son sujet dans la Judée entière et tout le pays d'alentour » (Lc 7, 11-17).
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« Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez ignorants au sujet des morts ; il ne faut pas que vous vous désoliez comme les autres, qui n'ont pas d'espérance. Puisque nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, de même, ceux qui se sont endormis en Jésus, Dieu les emmènera avec lui » (1 Th 4, 13-14).
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Oui.
Le chrétien par sa foi considère le samedi comme un jour béni comme les autres jours de la semaine. Il ne peut craindre aucun inconvénient ni aucun malheur à assister une personne en deuil un samedi, ou à accueillir la compassion de ses amis et connaissances un samedi s’il est lui-même endeuillé.
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« La différence de confession entre les conjoints ne constitue pas un obstacle insurmontable pour le mariage, lorsqu’ils parviennent à mettre en commun ce que chacun d’eux a reçu dans sa communauté, et à apprendre l’un de l’autre la façon dont chacun vit sa fidélité au Christ. Mais les difficultés des mariages mixtes ne doivent pas non plus être sous-estimées. Elles sont dues au fait que la séparation des chrétiens n’est pas encore surmontée. Les époux risquent de ressentir le drame de la désunion des chrétiens au sein même de leur foyer. La disparité de culte peut encore aggraver ces difficultés. Des divergences concernant la foi, la conception même du mariage, mais aussi des mentalités religieuses différentes, peuvent constituer une source de tensions dans le mariage, principalement à propos de l’éducation des enfants. Une tentation peut se présenter alors : l’indifférence religieuse » (Catéchisme de l’Église Catholique, n°1634).
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Non.
Que l’on ne se leurre pas : qu’est-ce que prendre un prénom musulman, fut-ce pour une cérémonie, signifie-t-il d’autre sinon que l’on accepte d’être considéré comme un musulman, au moins pendant cette cérémonie ?
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Oui.
« Ce sont les époux qui, comme ministres de la grâce du Christ, se confèrent mutuellement le sacrement du Mariage en exprimant devant l’Église leur consentement. […] Les prêtres ou évêques qui officient sont les témoins du consentement mutuel échangé par les époux, mais leur bénédiction est nécessaire aussi à la validité du sacrement. […] L’Église considère l’échange des consentements entre les époux comme l’élément indispensable "qui fait le mariage". Si le consentement manque, il n’y a pas de mariage » (Catéchisme de l’Église Catholique, n° 1623.1626).
