Non.

« Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu, en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles » (He 1, 1-2). Jésus, après avoir prêché la Bonne Nouvelle, a souffert sa Passion, est mort, ressuscité et monté au ciel, laissant à ses disciples ce commandement : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 19-20).

Jésus n’a rien écrit lui-même qui nous soit parvenu. Les disciples dans leur prédication, mentionnaient des témoins. Par exemple, saint Paul disait : « Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu et dans lequel vous demeurez fermes, par lequel aussi vous vous sauvez, si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé; sinon, vous auriez cru en vain. Je vous ai donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures [l’Ancien Testament], qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures, qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze. Ensuite, il est apparu à plus de 500 frères à la fois – la plupart d'entre eux demeurent jusqu'à présent et quelques-uns se sont endormis – ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres » (1 Co 15, 1-7).

C’est bien plus tard, quand le nombre des témoins vivant diminuaient, que les disciples eurent le réflexe de mettre par écrit leur témoignage, ce qui nous permet d’avoir aujourd’hui les 4 évangiles. Il y a aussi dans le Nouveau Testament, des lettres que les Apôtres adressèrent à des particuliers, ou à certaines communautés chrétiennes, sans se douter qu’elles seraient aujourd’hui lues par tous les chrétiens. Tout le Nouveau Testament a été écrit par les Apôtres de Jésus et leurs disciples.

Les premiers chrétiens, les foules qui l’ont vu, écouté, adhéré à son enseignement, n’avaient pas de Nouveau Testament, et ils n’étaient pas moins chrétiens que nous aujourd’hui. Il en est de même de toute la génération de chrétiens qui n’ont pas connu de Nouveau Testament dont le canon (la liste des livres qui le composent et considérés comme inspirés, et non les livres eux-mêmes) fut établi au Vème siècle.

Pour cette raison, on ne peut pas dire que le christianisme est une religion du livre. Ce fait met en relief que la foi chrétienne est transmise et conservée par une communauté vivante qui est l’Église, et que le Nouveau Testament doit être lu et compris à la lumière de la Tradition de l’Église catholique, c’est-à-dire la compréhension qu’avaient les premiers chrétiens du discours de Jésus.

Toutefois, le comportement des protestants et des sectes chrétiennes prête la confusion, car, ils mettent la Bible au centre de tout comme si elle était descendue du ciel, et l’interprètent de façon autonome – et calculée – sans référence à la Tradition de l’Église catholique, la communauté vivante qui a rédigé et approuvé le Nouveau Testament, réunie autour du Pape, successeur de saint Pierre Apôtre, chef de l’Église, garant avec l’ensemble des évêques de la foi chrétienne authentique. « Sachez-le : aucune prophétie d'Ecriture n'est objet d'explication personnelle !» (2 P 1, 20)

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