Paroles de vie

Est-ce que Marie a eu d'autres enfants ?

Plan de l'article : 1. Position de Justforcatholics.org - 2. Réponse catholique

 

1. Position de Justforcatholics.org

Question 7: Croyez-vous que Marie est restée vierge toute sa vie ? Beaucoup de Catholiques auxquels je parle croient qu'elle est toujours restée vierge.

Réponse: Marie était vierge quand Jésus a été conçu dans son sein. Des siècles avant Sa naissance, le prophète Esaïe avait fait cette prophétie: "C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d'Emmanuel" (Esaïe 7:14).

Cette prophétie s'est accomplie en Christ, ainsi que l'a affirmé l'évangéliste Matthieu: "Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous" (Matthieu 1:23).

Tous les Chrétiens croient que Christ est né d'une vierge. C'est important. Tout d'abord, parce qu'il fallait que Christ accomplisse les prophéties bibliques concernant le Messie. Sinon, Jésus de Nazareth n'aurait pas pu démontrer qu'Il était le Messie promis. Ensuite, la doctrine de la naissance virginale de Jésus est fondamentale, parce que Jésus n'est pas un simple être humain. Il est aussi le Fils de Dieu. La naissance virginale de Jésus permet d'expliquer la double nature de Christ, qui est à la fois Dieu et homme.

Mais Marie est-elle restée vierge tout le reste de sa vie ?

Ce qui est curieux, c'est que l'on puisse poser cette question ! Quelle est donc la signification théologique de la virginité perpétuelle de Marie ? Devons-nous considérer la virginité comme un état plus béni que celui du mariage ? C'est pourtant ce qu'enseigne l'Eglise Catholique, qui vous maudit même si vous pensez autrement: "Si quelqu'un dit que le mariage est supérieur à la virginité ou au célibat, et qu'il n'est pas préférable de rester vierge ou célibataire, plutôt que de se marier, qu'il soit anathème" (Concile de Trente).

Dès le début de l'histoire de l'Eglise, l'ascétisme, le monachisme et le célibat ont commencé à être considérés comme des moyens de sanctification. Les relations sexuelles, même dans le cadre du mariage, étaient considérées comme une cause de souillure. Compte tenu de ce préjugé, il n'est pas surprenant que l'on ait vu paraître le culte de la Vierge. C'est ainsi qu'Epiphane a pu écrire en 375: "Le titre de Vierge est toujours associé à la Sainte Marie, car cette sainte femme a été préservée de toute souillure".

Mais cela est contraire à l'enseignement de l'Ecriture: "Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure" (Hébreux 13:4). La Bible compare la relation d'amour entre Christ et Son Eglise à la relation conjugale entre un mari et son épouse: "C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l'Eglise" (Ephésiens 5:31-32).

Si l'on écarte donc ce préjugé contre le don divin de la vie sexuelle, nous devons penser que Marie et son époux Joseph ont eu une vie conjugale normale, après la naissance de Jésus-Christ.

Après avoir dit que Christ était né d'une vierge, l'évangéliste Matthieu ajoute: "Joseph s'étant réveillé fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui. Mais il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus" (1:24-25). Le verbe "connaître" est l'expression biblique désignant l'acte sexuel. Joseph n'a donc pas connu Marie jusqu'à la naissance de son premier-né, Jésus. L'implication est suffisamment claire.

Les Evangiles mentionnent aussi que Jésus avait des frères et des sœurs: "N'est-ce pas le fils du charpentier ? N'est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères ? E t ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D'où lui viennent donc toutes ces choses ?" (Matthieu 13:55-56).

Les auteurs Catholiques font tout ce qu'ils peuvent pour trouver des excuses leur permettant d'expliquer pourquoi Jésus avait des frères et des sœurs, tout en affirmant que Marie est restée vierge toute sa vie ! Ils invoquent même des écrits apocryphes, comme le Proto-Evangile de Jacques. Certains disent qu'il s'agissait d'enfants d'un premier mariage de Joseph. D'autres prétendent qu'il s'agissait de cousins, ou de proches parents. Mais, si c'était le cas, pourquoi les auteurs bibliques ont-ils employé les mots de "frères" et "sœurs", au lieu de parler de "cousins" ou de "proches parents" ? (Voir aussi Luc 1:36 et Colossiens 4:10).

Si l'on veut bien lire honnêtement le Nouveau Testament, on doit en conclure que Marie est restée vierge jusqu'à la naissance de Jésus-Christ. On ne peut fonder sur la Bible la doctrine de la virginité perpétuelle de Marie, à moins de tordre les Ecritures jusqu'au point de rupture. Cependant, malgré ce défaut de preuves bibliques, l'Eglise Catholique va jusqu'à maudire tout Chrétien qui ne croirait pas en la virginité perpétuelle de Marie: "Si quelqu'un refuse de confesser que Christ S'est incarné dans la sainte et glorieuse Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, de laquelle Il est né, qu'il soit anathème" (Second Concile de Constantinople).

© Dr Joseph Mizzi. Used by permission. Source : http://www.justforcatholics.org/fr07.htm (05/04/2020)

2. Réponse catholique

Le mariage et le célibat consacré

Comme nous le montrerons ci-dessous, la Virginité de Marie même après la naissance du Christ est prouvée par les Écritures. Elle n'est pas liée à l'enseignement de l’Église sur le célibat consacré et le mariage qui découle aussi des Écritures.

Lorsque Jésus enseigne que dans la Nouvelle Alliance, le divorce est interdit, les Apôtres, choqués, lui dirent : « Si telle est la condition de l'homme envers la femme, il n'est pas expédient de se marier ». Et Jésus répliqua : « Tous ne comprennent pas ce langage, mais ceux-là à qui c'est donné. Il y a, en effet, des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l'action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Qui peut comprendre, qu'il comprenne ! » (Mt 19, 9-12)

Ceux qui se sont rendus eux-mêmes eunuques à cause du Royaume des Cieux sont ceux qui ont choisi de rester vierge ou célibataire pour le seul motif de vivre pour le Royaume des Cieux. Jésus confirme l'inquiétude des apôtres « Si telle est la condition de l'homme envers la femme, il n'est pas expédient de se marier » en expliquant qu'il n'est pas donné à tout le monde de comprendre cela.

Dans sa lettre aux Corinthiens, au Chapitre 7, saint Paul va discuter du célibat et du mariage. « Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, celui-ci d'une manière, celui-là de l'autre. Je dis toutefois aux célibataires et aux veuves qu'il leur est bon de demeurer comme moi. Mais s'ils ne peuvent se contenir, qu'ils se marient: mieux vaut se marier que de brûler » (1 Co 7, 7-9). Il explique plus loin que l'état du célibat consacré permet de s'attacher plus facilement à Dieu avec un cœur sans partage que dans l'état du mariage (1 Co 7, 32-35). Il termine en disant : « celui qui se marie avec sa fiancée fait bien, mais celui qui ne se marie pas avec elle fait mieux encore » (1 Co 7, 38).

C'est la raison pour laquelle, se référant à ces mêmes textes de l’Écriture, le Concile de Trente a déclaré la supériorité de la virginité consacrée ou célibat pour le Royaume par rapport au mariage en ces termes : « Si quelqu’un dit que l’état du mariage doit être placé au-dessus de l’état de virginité ou de célibat, et qu’il n’est ni mieux ni plus heureux de rester dans la virginité ou le célibat que de contracter mariage qu’il soit anathème. » (Session XXIV : Doctrine et canons sur le sacrement de mariage, 11 novembre 1563, 10e canon).

Il ne s'agit pas d'une dépréciation du mariage qui est un don de Dieu qui doit être honoré de tous (cf. He 13, 4). Celui qui interdirait le mariage est un ennemi de Dieu (cf. 1 Tm 4, 3). Le mariage et le célibat consacré sont deux charismes complémentaires, comme le rappelle le Concile Vatican II aux futurs prêtres : « Les séminaristes doivent avoir une connaissance exacte des devoirs et de la dignité du mariage chrétien, qui représente l’amour du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 32s). Ils doivent percevoir aussi la supériorité de la virginité consacrée au Christ de manière à se livrer au Seigneur en un don total du corps et de l’âme, par un choix magnanime et mûrement délibéré » (Optatam totius, n°10 ; voir aussi Pie XII, Encyclique Sacra virginitatis sur le mariage et la virginité, n°31).

Les frères et sœurs de Jésus

L’Écriture parle des « frères » et des « sœurs » de Jésus notamment dans deux passages :

  • « D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? Celui-là n'est-il pas le fils du charpentier ? N'a-t-il pas pour mère la nommée Marie, et pour frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? D'où lui vient donc tout cela ? » (Mt 13, 54-56)

  • « Sa mère et ses frères arrivent et, se tenant dehors, ils le firent appeler. Il y avait une foule assise autour de lui et on lui dit : "Voilà que ta mère et tes frères et tes sœurs sont là dehors qui te cherchent » (Mc 3, 31-32).

Une connaissance de la culture juive et des textes bibliques permet une meilleure intelligence de ces passages. Le mot frère pouvait avoir une autre signification qui n'est pas liée à la parenté. En Ac 1, 15 par exemple, Pierre se lève au milieu de 120 personnes et les appelles « frères ». Ces 120 personnes ne pouvaient pas être les fils et fille d'une seule femme.

Le mot « frère » et « sœur » pouvait désigner plus largement les cousins. En Gn 14, 14-16, Abraham appelle frère Lot qui est en fait son neveu. En Gn 29, 15, Laban appelle frère son neveu Jacob (Gn 11, 26-28).

Mt 13, 54-56 cité ci-dessus donne les noms des frères de Jésus. Il s'agit de Jacques, Joseph, Simon et Jude. Leur parenté est élucidée lorsqu'on scrute les évangiles qui parlent de la mort de Jésus :

  • Jn 19, 25 : Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.

  • Mc 15, 40-41 : Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie de Magdala, Marie mère de Jacques le petit et de Joset, et Salomé, qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée.

  • Mc 15, 44 : Or, Marie de Magdala et Marie, mère de Joset, regardaient où on l'avait mis.

Il apparaît donc que la mère de Jacques, « le frère du Seigneur » (Ga 1, 19), s'appelait aussi Marie. La mère de Jacques est la sœur de la mère de Jésus. La mère de Jacques avait aussi pour fils Joset (Joseph) et Salomé. Leur père est Clopas ou Alphée (cf. Mt 10, 3 ; Mc 3, 18). Jude se désigne « serviteur de Jésus Christ, frère de Jacques » et non pas « frère de Jésus »(cf. Jude 1). Donc, Jude est aussi le fils de Cléophas et de Marie sœur de la Vierge Marie. En résumé, selon les Écritures, Cléophas et son épouse Marie avaient pour fils Jacques, Joseph et Jude.

Un livre d'histoire très ancien du IVème nous renseigne que Simon est un cousin du Christ. Il est fils de Clopas qui est lui-même le frère de Joseph le charpentier : « Après le martyre de Jacques et la destruction de Jérusalem qui arriva en ce temps, on raconte que ceux des apôtres et des disciples du Seigneur qui étaient encore en ce monde vinrent de partout et se réunirent en un même lieu avec les parents du Sauveur selon la chair (dont la plupart existaient à cette époque). Ils tinrent conseil tous ensemble pour examiner qui serait jugé digne de la succession de Jacques, et ils décidèrent à l'unanimité que Siméon, fils de ce Clopas dont parle l'Évangile, était capable d'occuper le siège de cette église : il était, dit-on, cousin du Sauveur : Hégésippe raconte en effet que Clopas était le frère de Joseph » (Eusèbe, Histoire Ecclésiastique, 3, 11).

Au pied de la croix, « Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple : "Voici ta mère." Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit comme sienne » (Jn 19, 26-27). Si Marie avait d'autres enfants, il leur revenait de droit de s'occuper d'elle. Là, Jésus, seul enfant de Marie qui en avait la responsabilité la confie donc à un disciple. Cette scène suppose aussi que Joseph n'était plus de ce monde à ce moment là.

Le couple Marie et Joseph

Le verset « Joseph ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils, et il l'appela du nom de Jésus » (Mt 1, 25) ne remet pas en cause la virginité perpétuelle de Marie. D’ailleurs, quand on lit dans la Bible :

  • « Samuel ne revit plus Saül jusqu'à sa mort » (1 S 15, 35), l’aurait-il vu après sa mort ?

  • « Mikal, fille de Saül, n'eut pas d'enfant jusqu'au jour de sa mort » (2 S 6, 23), aurait-elle eu des enfants après sa mort ?

  • Saint Paul parle à Timothée :« Jusqu'à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement » (2 Tm 4, 13). Devrait-il arrêter la lecture et l'enseignement après l'arrivée de Paul ?

  • « Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds » (1 Co 15, 25). Le Christ cessera-t-il de régner après l'anéantissement de ses ennemis ?

  • « Quant à Philippe, il se trouva à Azot ; continuant sa route, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes qu'il traversait, jusqu'à ce qu'il arrivât à Césarée » (Ac 8, 40). Philippe a-t-il cessé d'annoncer la Bonne Nouvelle dès l'instant de son arrivée à Césarée ?

En définitive, la phrase « Joseph ne la connut pas jusqu'au jour où elle enfanta un fils, et il l'appela du nom de Jésus » (Mt 1, 25) met en relief ce qui s'est passé avant la naissance de Jésus et ne permet pas de conclure qu'un comportement contraire a eu lieu après l'enfantement.

La Virginité de Marie après la naissance de Jésus

Dans la Bible, il y a eu des couples stériles à qui Dieu a promis des enfants : Abraham dans sa vieillesse (Genèse 18, 14), la mère de Samuel (1 Samuel 1, 17), la mère de Samson (Juges 13, 2-5), Zacharie (Luc 1, 5-25). Pour tous ces couples, la conception de l'enfant se fait après l’union du mari avec sa femme. Le cas de Marie se comprend mieux en comparant l'Annonciation de Marie avec l'annonce à Zacharie, le père de Jean le Baptiste, tous deux visités par l’archange Gabriel.

Zacharie répond à l'ange : « A quoi saurai-je ? Car je suis vieux et ma femme est avancée en âge ? » (Luc 1, 18). Marie, elle, répond : « Comment cela se fera-t-il ? Car je ne connais pas d'homme ? » (Luc 1, 34)

Zacharie doute et demande un signe, lui qui savait qu’Abraham eut un fils avec sa femme Sarah alors que tous deux étaient âgés. Par contre, sans l’ombre du doute, Marie répond en termes de "comment" et s'interroge sur la façon de concilier l'inconciliable. Elle est déjà d'accord avec le plan de Dieu qui veut qu’elle enfante Jésus et se demande maintenant le "comment" des choses vu qu’elle veut rester vierge toute sa vie.

En effet, pour quelles raisons une nouvelle mariée, peu avant la vie commune, s’étonnerait-elle qu’on lui prédise un enfant dans un proche avenir et oserait demander à son interlocuteur angélique "comment" cet enfant serait conçu ? C’est que même étant fiancée à Joseph, Marie laisse entendre par là qu'elle ne se voit pas tomber enceinte d’une union quelconque avec qui que ce soit. Elle oppose un état de fait, son désir de rester vierge toute sa vie à la volonté de Dieu de mettre au monde son Fils, et obtient la réponse : « Rien n'est impossible à Dieu » (Luc 1, 37).

« La preuve qu'elle s'en tint à ce vœu irrévocable, c'est qu'à l'ange qui lui promettait un fils, elle répondit fermement : Comment cela se fera-t-il, Puisque je ne connais pas d'homme ? C'est pourquoi, sans doute, elle fut d'abord troublée par les paroles de l'ange et se demanda ce que voulait dire cette salutation qui la proclamait bénie entre les femmes, alors que son désir était de rester toujours bénie entre les vierges. Et de ce fait, la salutation lui paraissait déjà sujette à caution. Dès que la promesse d'un fils lui parut mettre en péril sa virginité, elle ne put cacher plus longtemps ses soupçons. Comment cela se fera-t-il ? dit-elle, je ne connais pas d'homme » (Saint Bernard).

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